Catering Deneuve

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my bread and butter

Ca fait un bout de temps que je louche avec intérêt sur les recettes de pains - oui, oui, de pains - en me disant que moi aussi, je pourrais être boulangère à domicile.

Les machines à pain me dépriment avec leurs résultats hyper compacts et, malgré les conseils rassurants de Clotilde “Chocolate & Zucchini” Dusoulier, je me vois mal faire de la culture de levain chez moi - le levain s’apparentant à une sorte de monstre qu’il faut nourrir chaque soir et laisser mousser comme un Gremlin. J’étais donc fort heureuse de me lancer dans la fabrication d’un soda bread ou pain à l’irlandaise, une recette qui, telle qu’indiquée dans le dernier livre de Sophie Dahl, n’implique même pas de levure ni de temps de repos. Parfait.

A l’arrivée, j’ai eu un joli pain d’aspect bien rustique avec une belle croûte et une mie un peu trop dense à mon goût mais néanmoins absolument délicieux, surtout à la sortie du four accompagné d’un gentil petit beurre à la truffe (c’est ma période “truffe” si l’on en croit la recette précédente). Quand on pense que ça m’a pris moins d’une heure en tout, c’est plus qu’honorable. 

soda bread

SODA BREAD

Pour un gros pain

  • 400 g de farine (vous pouvez utiliser de la farine blanche ou de la complète ou que sais-je encore - ici, j’ai fait 1/4 complète, le reste blanche)
  • 1 cuillère à café de bicarbonate de sodium (bicarbonate alimentaire)
  • 1 cuillère à café de sel
  • 350 ml de lait fermenté (kéfir, en vente au rayon frais à côté des laits “normaux”)

matériel : un grand bol, une plaque.

Préchauffez votre four à 200°C.

Dans un grand bol, mélangez les ingrédients secs ensemble et faites un puit au centre. Versez tout le lait fermenté au centre et, avec votre main, mêlez la farine au lait par mouvements circulaires, du puit vers l’extérieur pour ramener toute la farine au centre. Il faut que la pâte soit douce, mais pas trop collante ni élastique (rajoutez du lait ou de la farine si nécessaire). Ca ne devrait pas prendre trop longtemps et il ne faut d’ailleurs pas que vous pétrissiez trop la pâte. Renversez la pâte sur une surface farinée.

Roulez la pâte gentiment pour lui donner la forme d’une boule et retournez-la. Placez-la sur une plaque légèrement farinée, faites une entaille assez profonde en forme de croix dessus et enfournez pour 40 minutes. Pour vérifier la cuisson, tapez sur la base du pain, ça doit sonner creux.

Vous pouvez le dire aujourd’hui : j’ai fait mon propre pain. Quelle fierté.

* * *

It’s been quite a long time i’m staring at breads’ recipes - yes, you’ve read right, breads - thinking I could too be a domestic baker.

Bread makers are depressing with their very compact results and, despite Clotilde “Chocolate & Zucchini” Dusoulier's reassuring advices, I don't really see myself growing sourdough - sourdough is apparently a kind of little monster you have to feed every night and let foam like a Gremlin. I was then very happy to start baking a soda bread, a recipe that, as written in Sophie Dahl's latest book, doesn't include yeast or even rising time. Just perfect.

In the end, I got a lovely rustic bread with a beautiful crust and a loaf a bit too dense for my taste but still absolutely delicious, above all when hot out of the oven and served with a truffle butter (it seems to be my “truffle” period as testifies the previous post). When you think the whole thing took less than an hour, it’s a real deal.

SODA BREAD

For one big bread

  • 3 cups of flour (stoneground wholemeal, whole wheat, spelt, all-purpose, it’s up to you)
  • 1 teaspoon of bicarbonate of soda (baking soda)
  • 1 teaspoon of salt
  • 1 1/3 cups of buttermilk

you’ll need : a big bowl, a baking tray.

Preheat the oven to 200°C.

In a large mixing bowl, mix the dry ingredients and make a well in the centre of the bowl. Pour all the buttermilk into the well and, using your hand, mix the flour into the buttermilk in a circular motion, from the well to the sides, so you draw all the flour into the middle. You want your dough to be soft, not too sticky or elastic (use some more buttermilk or flour if needed). this shouldn’t take long and you shouldn’t meddle around with the dough too much. Put the dough onto a floured surface.

Give the dough a gentle roll to shape it into a ball and turn it over. Place it on a lightly floured baking tray, cut a deep cross in the middle, and put it in the oven for 40 minutes. To make sure it’s ready, tap the base, it should sound hollow.

Now, you can say it : i’ve made my own bread. Such a pride.

Avoir la Dahl

J’ai encore fait une razzia de livres de cuisine. Une fois de plus. Pour calmer ma culpabilité et ma totale conscience que mes étagères n’en supporteront pas plus, plus longtemps, je me suis mis au devoir de rendre ces ouvrages absolument utiles et de réaliser un maximum de recettes.

Sophie Dahl - From Season to Season

Parmi mes nouveaux bouquins, il y a le dernier Sophie Dahl, la petite-fille de l’illustre auteur adoré Roald Dahl et l’épouse du tout petit chanteur jazz Jamie Cullum - d’autant plus minuscule que la Sophie fait 1m80. 

Sophie Dahl est devenue la nouvelle Nigella après une belle carrière de mannequin curry - donc elle n’a jamais fait semblant d’aimer la bouffe - et je la trouve tout à fait convaincante dans ce rôle. J’ai lu dans ses remerciements qu’elle travaillait avec Alice Hart, qui est ma chouchoute food du moment et dont je risque de vous reparler bientôt, ce qui est encore plus engageant.

Comme son titre l’indique, les recettes sont de saison et, malgré cette météo n’importe quoi, je crois qu’on est encore en été dont acte. Menu d’été ce soir avec des réussites (salade de radis, menthe et truffe, soda bread, salade de fruits exotiques au sirop de fleur d’oranger) et des choses à affiner (colin au miso qui était bon mais pas assez joli pour vous le présenter)… 

salade de radis, menthe et truffe

SALADE DE RADIS, MENTHE ET TRUFFE

Pour 2 à 4 personnes

  • 1 botte de radis, lavés et équeuttés
  • une poignée de menthe hachée
  • une pincée de fleur de sel
  • 1 cuillère à soupe d’huile à la truffe

matériel : une mandoline (éventuellement).

La recette originale requiert du sel à la truffe et de l’huile d’olive. J’avais l’inverse alors j’ai fait fleur de sel et huile à la truffe. Prise de risque minimum ; ça a très bien marché. 

Coupez les radis en tranches très fines, comme un carpaccio. Si vous avez une mandoline, vous serez plus tranquilles.

Disposez les tranches de radis, saupoudrez de fleur de sel, de menthe hachée et arrosez d’huile d’olive à la truffe.

C’est tout - et vous verrez que ça suffit amplement car le mélange marche à merveille..!

* * * 

Ooops, I did again. I’ve bought another batch of cook books. Once more. To ease my sense of guilt and my total awareness that my shelves won’t support it, not anymore, I’ve made it my duty to really use these books and to cook a maximum of recipes out of them.

Amongst these books was Sophie Dahl’s latest work - Sophie Dahl, grand-daughter of famous adored author Roald Dahl and wife of the pocket jazz singer Jamie Cullum (even more tiny compared to his 5’10 spouse).

Sophie Dahl became the new Nigella after a great career as a curvy top-model - that is to say she never faked liking food - and I find her pretty convincing in this role. I’ve read in her acknowledgments that she’s working with Alice Hart, who is a food favorite of mine at the moment and about whom I might write soon, which makes Dahl’s book even more appealing.

As the title says so, it’s a seasonal recipes’ book and, despite that random weather going on, i think we’re still in summer - duly noted. Summer menu tonight with some successes (radishes salad with mint and truffle, soda bread, exotic fruits with orange blossom syrup) and some things to sharpen (miso colin - it was delicious but didn’t look good enough to be shown here)…

RADISHES SALAD WITH MINT & TRUFFLE

Serves 2 to 4 persons

  • A punnet of radishes, cleaned and trimmed
  • A pinch of kosher salt
  • A small handful of fresh chopped mint
  • 1 tablespoon of truffle oil

you’ll need : a mandolin (eventually).

The original recipe calls in for truffle salt and olive oil. I had the exact opposite so I’ve put kosher salt and truffle oil. I know, it wasn’t super risqué as it worked just as fine.

Finely chop the radishes, like a mini carpaccio. If you’re a proud owner of a mandolin, you’ll be happier.

Put them in a serving dish, sprinkle with kosher salt, fresh chopped mint and spray with truffle oil.

That’s it - but you’ll see it’s enough as the mix is absolutely delicious..!

Gordon Ramsay, aka la Terreur, strikes again -

taken from mercibisous' blog.

el mejor taco

S’il y a un truc que j’aime, c’est bien la cuisine mexicaine. 

Avocat, citron vert, coriandre, piment, fromage, on dirait que mes ingrédients préférés se sont tous donnés rendez-vous dans une tortilla - et c’est encore mieux. Bon, je ne suis pas une taquería et je ne suis allée qu’une fois au Mexique, alors j’ai décidé de faire confiance à cette recette trouvée sur le blog A Dash Of Sass. Franchement, j’ai bien fait parce que c’est sans doute une des meilleures choses que j’ai jamais mangé, parfait pour l’été…

A vous de tester !

spice salmon taco

TACOS AU SAUMON NOIRCI AUX EPICES, SALSA MANGUE-AVOCAT

pour 6 tacos environ

  • 1/2 cuillère à café de piment séché
  • 1/2 cuillère à café d’ail en poudre
  • 1/2 cuillère à café de paprika fumé (pimentón)
  • 1/3 cuillère à café de cumin en poudre
  • 1/4 cuillère à café de piment de cayenne en poudre
  • 1/2 cuillère de sel
  • 1/2 tasse de crème fraîche
  • le jus et le zeste d’un citron vert
  • 1/2 cuillère à café de sel
  • 1 gros avocat coupé en dès
  • 1 mangue coupée en dès
  • 1 échalote coupée en dès
  • le jus d’un citron vert
  • un peu sel - selon son goût
  • 2 filets de saumon
  • huile d’olive
  • tacos de blé souples (pas les durs, ceux qui ressemblent à des petites tortillas)
  • quelques brins de coriandre

matériel : un pinceau, une poêle.

Dans un bol, mélangez toutes les épices (piment séché, ail en poudre, paprika fumé, cumin, piment de cayenne, sel). 

Dans un autre bol, faites la sauce avec la crème fraîche, 1/2 cuillère à café de sel, le zeste et le jus de citron vert. Mélangez et réservez au frais le temps du reste de la préparation.

Dans un troisième bol, mettez la mangue en petits cubes (pour ce faire, faites la technique dite de l’hérisson), l’échalote en minuscules dés et l’avocat également en petits cubes, arrosez du jus de citron vert, salez si désiré. 

Huilez légèrement à l’huile d’olive, au pinceau, les deux filets de saumon. Chauffez une poêle sur feu moyen. Roulez les filets de saumon huilé dans le mélange d’épices pour bien les couvrir. Remettez un peu d’huile dessus pour envelopper le mélange d’épices et placez les filets dans la poêle chaude, côté peau d’abord. Laissez cuire 3 à 4 minutes de chaque minutes - ou jusque ça soit cuit. 

Réchauffez les tacos soit 1 minute dans leur emballage percé de quelques trous, soit au four,  enveloppés dans du papier alu.

Maintenant, l’étape finale, le montage. Prenez un taco, déposez un peu de saumon, un peu de crème, de la salsa avocat-mangue, re-un petit peu de crème et quelques feuilles de coriandre. Repliez vite fait la tortilla et servez avec des serviettes en papier parce que vous risquez de vous en mettre partout tellement c’est bon.

* * *

If there’s something i really like, it’s definitively mexican food.

Avocado, lime, coriander, pepper, cheese, it’s almost like all my favorites ingredients had a meeting in a tortilla - which is even better. OK, i’m not a professional taquería and I’ve only been once in Mexico, so I decided to trust this recipe found on the food blog A Dash Of Sass. Honestly, it was a good choice because this is one of the best thing I’ve ever tasted, just perfect for summer…

Now it’s your turn !

spice salmon taco

BLACKENED SALMON TACOS WITH AVOCADO MANGO SALSA

Makes 6 tacos or so 

1/2 teaspoon chili powder
1/2 teaspoon garlic powder
1/2 teaspoon smoked paprika
1/3 teaspoon ground cumin
1/4 teaspoon cayenne pepper powder
1/2 teaspoon salt

1/2 cup sour cream
Zest and juice from 1 lime
1/2 teaspoon salt (or to taste)

1 large avocado, diced
1 mango, diced
1 shallot, diced
Juice of 1 lime
Salt (to taste)

2 salmon fillets (6-8 oz)

Olive oil, for brushing salmon

Soft taco sized tortillas (corn or whole wheat)

 

A little fresh coriander leaves

you’ll need : a brush, a large skillet.

In a bowl, combine all spices (pepper, powdered garlic, smoked paprika, cumin, cayenne pepper, salt).

In another bowl, combine the sour cream, lime zest, lime juice and salt. Stir to combine. Refrigerate until using.

In a third bowl, combine the diced mango (to do so, use the hedgehog technique), minced shallots and diced avocado, baste with lime juice, add salt to taste.

Brush salmon lightly with olive oil. Heat the skillet over medium heat. Cover salmon generously with the spice mix and pat spices down into the olive oil. Once the pan is hot, place salmon in the pan, skin side up. Cook 3 to 4 minutes on each side - or until cooked. Remove from pan.

Heat the tacos up - 1 minutes in their package with holes in the microwave or in the oven, wrapped in aluminium.

Now, the last step, assembling. Take a taco, place some salmon onto it, a little bit of cream, some avocado-mango salsa, few more drops of cream and some coriander leaves. Wrap the taco quickly and serve with napkins as you will probably make a mess because it’s incredibly good…  

plein les doigts

Avec le soleil, la vie reprend, la résistance s’organise et la gourmandise revient.

J’ai traversé le marché Oberkampf hier et j’ai été littéralement happée par la curiosité. Les stands étaient pleins (viandes rouges, légumes verts, fruits de fou…), mais je n’avais que 6 € dans la poche alors je me suis dirigée - pourquoi pas - vers les coquillages. 5 € plus tard, je repartais avec un kilo de coques.

A l’heure du dîner, je pense qu’on n’avait jamais fait autant de bruit en mangeant, mon chéri & moi : c’était trop bon, on s’en foutait des bonnes manières, on s’en foutait plein les doigts… Nous voulions juste manger nos “coques olé” dont voici la recette, toute simple.

Ne vous étonnez pas des quantités bizarres (1/3 de ceci, 1/4 de cela…), c’est vraiment de la cuisine du placard. Quant aux temps de cuisson, ils sont indicatifs mais je vous conseille de surveiller votre casserole et de vous fier à votre jugement.

olé cockles

COQUES OLÉ

pour 2 à 4 personnes

  • 1 kg de coques lavées et débarrassées de leur sable
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1/3 d’oignon rouge finement émincé
  • 2 gousses d’ail finement émincées
  • 1/2 cuillère de piment séché ou frais si vous avez
  • fleur de sel & poivre du moulin
  • une pincée de gingembre frais finement émincé
  • 1/4 de courgette découpée en brunoise (petits dés)
  • 50 g de chorizo lomo ou de chorizo de bonne qualité découpé en petits dés
  • 1 branche de romarin frais
  • 30 cl de vin blanc sec
  • 1/2 bouquet de persil plat finement haché
  • 8 tomates cerise (si possibles jaunes & rouges) coupées chacune en 4
  • 1/2 cuillère de paprika fumé (pimentón)
  • une cuillère à café de beurre demi-sel
  • 10 petites câpres fraîches
  • quelques feuilles de coriandre

matériel : une grande casserole, un écumoire.

Commencez par bien rincez vos coques puis faites-les tremper - au moins une demi-heure - dans de l’eau bien salée.

Pendant qu’elles trempent, profitez-en pour faire tout le découpage : oignon, ail, piment s’il est frais, gingembre, courgette, chorizo, persil plat, tomates cerise… Ca, c’est fait !

Le temps de trempage écoulé, rincez bien vos coques et triez-les - toutes celles qui sont ouvertes, jetez-les…

Dans une grande casserole, faites chauffer l’huile d’olive sur feu moyen puis versez-y l’oignon, l’ail et le gingembre émincé, ainsi que le piment, une bonne pincée de sel et quelques tours de moulin de poivre. Faites chauffez délicatement, sans colorer, en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que l’odeur se développe bien - 2 minutes environ.

Ajoutez ensuite les dés de courgette et de chorizo, ainsi que les petites feuilles de romarin frais. Remuez délicatement et laissez cuire au moins 3 minutes, le temps que les courgettes ne soient plus crues et que le chorizo soit bien saisi. Le jus devrait prendre une belle couleur rouge doré.

Mettez maintenant les coques dans la casserole, remuez un peu pour que tout ce petit monde se mélange bien et versez le vin blanc qui devrait presque couvrir les coques. Portez à ébullition, couvrez et baissez à nouveau le feu à moyen. Au bout de 3 minutes environ, ouvrez le couvercle, jetez-y les tomates et vérifiez la cuisson de coquillages (moi, j’ai carrément goûté et décidé de laisser cuire 2 minutes de plus, toujours à couvert). 

Quand ça a l’air bon, parsemez le tout de persil haché, remettez le couvercle, secouez doucement la casserole pour le répartir puis, enfin, sortez son contenu grâce à l’écumoire en prenant soin de laisser le jus dans la casserole et placez dans un grand plat creux, genre saladier.

Faites réduire le jus en augmentant le feu et en y rajoutant 1/2 cuillère de paprika fumé et un peu de beurre. Lorsque la sauce a pris une consistante un peu plus “nappante” - en général, ça ne prend pas plus d’une minute ou deux -, coupez le feu et versez-la sur les coquillages.

Décorez de quelques câpres fraîches et de feuilles de coriandre avant de servir.

Régalez-vous ! Et n’oubliez pas, si les coques sont fermées, laissez-les…

nb : on peut très bien envisager d’utiliser cette recette pour une sorte de linguine alla vongole revisitée. Il suffira dans ce cas-là de cuire en parallèle des linguine et, à la fin de la recette ci-dessus, de versez les pâtes égouttées dans la sauce, de rajoutez les coquillages, de bien remuer et hop !

* * *

With the sun shining, life is back, i fight back and gluttony strikes back too.

I’ve walked through Oberkampf market yesterday and was like magnetized to it. Stalls were full of everything (red meats, green vegetables, crazy fruits…), but i had only 6 € in my pocket so I decided to go for shells - why not after all. 5 € later, I walked away with a kilo of cockles.

By dinner time, I think we’ve never made so much noise eating before, my boyfriend & I : it was so good, we didn’t care about manners, we had literal “finger food”… We just wanted to eat our “olé cockles” - here’s the recipe, very easy.

Don’t get surprised by the weird quantities (a third of this, a quarter of that…), it’s really cooking from scratch. Talking about cooking, my timings are for indication but you might have to watch your pot and trust your own sensibility.

OLÉ COCKLES

for 2 to 4 persons

  • 1 kg of cockles, cleaned and sand less
  • 2 tablespoons of olive oil
  • 1/3 of a red onion thinly sliced
  • 2 cloves of garlic thinly sliced
  • 1/2 teaspoon of dried pepper - or a fresh one if you have some
  • salt & pepper
  • a pinch of fresh ginger thinly sliced
  • 1/4 zucchini thinly diced
  • 50 g chorizo lomo or a very good quality one also cut in little dices
  • a fresh rosemary branch
  • 30 cl dry white wine
  • 1/2 bunch of flat parsley thinly chopped
  • 8 cherry tomatoes (yellow & red if possible) cut each in 4 parts
  • 1/2 teaspoon of smoked paprika (pimentón)
  • a teaspoon of slightly salted butter
  • 10 little fresh capers
  • a few coriander leaves

you’ll need : a big pot, a skimmer.

Start by rinsing carefully your cockles then soak them into well salted water - for at least half an hour.


Meanwhile, you can start cutting everything : onion, garlic, pepper if fresh, ginger, zucchini, chorizo, flat parsley, cherry tomatoes… Good, it’s done !


When soaking time is over, rinse well your cockles and sort them out - all the open ones go in the trash…


In a big pot, heat your olive oil on medium heat then add the onion, garlic and ginger, as well as the pepper, a good pinch of salt and some ground pepper. Let it cook gently, without coloring, stirring from time to time until the smell develops nicely - 2 minutes or so.


Add then the diced zucchini and chorizo, as well as fresh rosemary leaves. Stir delicately and let cook for at least 3 minutes, for the zucchini not to be raw anymore and chorizo to be nicely sealed. The juice should have a lovely golden red color.


Now add the cockles in the pot, stir a little so that everything is well mixed and pour in the whit wine that should almost cover the cockles. Bring to the boil, cover, lower heat to medium. After 3 minutes or so, open the lid, throw the tomatoes in and check the shells’ cooking (I actually tasted it and decided to let them cook some more, 2 minutes under cover).


When it looks cooked, sprinkle everything with parsley, put back the lid on, shake nicely the pot  to distribute evenly then, at last, take everything but the juice out with your skimmer. Put the shells in a nice big dish.


Reduce the juice over brisk heat, adding half a teaspoon of smoked paprika and a teaspoon of butter. When the sauce is more “coating” - after 1 or 2 minutes -, turn the heat off and pour it on the shells.


Decorate with few fresh capers and coriander leaves before serving.
Enjoy ! And don’t forget, if the cockle is closed after cooking, leave it…


nb : one can easily us this recipe for linguine alla vongole with a twist. In that case, you just have to cook your pasta at the same time and, at the end of the recipe, add the drained pasta in the sauce, put back the shells, stir a little and that’s it !

new beginning

Il faut, parfois, savoir recommencer de zéro. 

L’été a été très dur pour moi ; j’ai perdu mon job, ce qui me restait de confiance, des gens que je pensais être des amis, l’envie de me battre et surtout mon papa, il y a une semaine, emporté par un cancer. Après ça, on a souvent envie de baisser les bras.

Mais la mort d’un proche et les difficultés rapprochent aussi de l’essentiel : en l’occurrence, j’ai un homme merveilleux, une maman formidable, un chat adorable, des capacités, des envies et de la force. 

Et puis aussi, je suis tombée sur l’histoire de Jennie, une blogueuse culinaire américaine. Jennie est maman de deux petites filles et était mariée depuis 16 ans à Mickey. Mickey est mort au début du mois d’août d’une crise cardiaque et Jennie n’a pas eu le temps de lui dire au revoir, ni de lui faire son dessert préféré, le gâteau au beurre de cacahuète. Comme Jennie devait se sentir soudainement tellement seule, elle a partagé son histoire sur son blog et là, une sorte de miracle s’est produit. Tout le monde a fait sa recette et chacun l’a partagé avec des personnes chères à leur coeur, en mémoire de Mickey. Faites-le test : tapez “peanut butter cream pie for Mickey” sur Google et vous verrez…

Evidemment, cette histoire m’a beaucoup touché. Je ne savais pas quel était le dessert préféré de mon père, mais j’ai considéré que le gâteau de Jennie serait parfait pour saluer sa mémoire, ainsi que celle de Mickey. C’est sans doute le gâteau le plus fat que je n’ai jamais fait, un vrai truc américain avec plein de beurre, de crème, de sucre et tutti quanti, mais je le trouve plus qu’approprié parce que cette histoire, comme la cuisine, ne parle que de douceur et de générosité.

peanut butter cream pie for Mickey

PEANUT BUTTER CREAM PIE FOR MICKEY (AND DADDY)

recette originale de Jennifer Perillo (à peine modifiée)

pour 10 à 12 personnes

  • 340 g. de cookies tout chocolat
  • 170 g. de beurre doux, fondu
  • 170 g. de chocolat noir
  • 1/2 tasse de cacahuètes non salées, toastées & hachées.
  • 1 tasse de crème épaisse
  • 226 g. de cream cheese (St Moret ou, mieux, Philadelphia)
  • 1 tasse de beurre de cacahuète crémeux
  • 1 tasse de sucre glace
  • 32 g. de lait concentré sucré
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille
  • 1 cuillère à café de jus de citron pressé

matériel : un mixer, un fouet électrique, une casserole à bain-marie, un moule à manqué.

Dans un blender, mixez les cookies jusqu’à obtenir une chapelure fine. Rajoutez le beurre fondu et mixez à nouveau. Pressez ce mélange contre les parois du fond et des côtés de votre moule à manqué. Placez le moule au frigo.

Faites fondre le chocolat au bain-marie et versez-en 2/3 sur la pâte de cookies. Utilisez une cuillère en métal et étalez progressivement pour un résultat lisse. Parsemez les cacahuètes sur le chocolat fondu. Remettez le moule au frigo et gardez le chocolat restant au dessus de l’eau chaude pour qu’il reste fondu.

Battez la crème jusqu’à ce qu’elle soit ferme et aérée. Mettez la frigo tandis que vous battez maintenant le cream cheese jusqu’il soit, lui aussi, bien aéré. Rajoutez-y le beurre de cacahuètes puis, doucement, incorporez le sucre glace. Enfin, ajoutez à ce mélange le lait concentré sucré, l’extrait de vanille et le jus de citron. 

Mettez 1/3 de la crème fouettée dans le mélange au beurre de cacahuète, mêlez bien les deux, puis incorporez le reste de crème fraîche. Versez cette préparation sur la pâte de cookies et étalez de manière uniforme. Versez le reste de chocolat fondu dessus et marbrez-le avec la pointe d’un couteau.

Réfrigérez le gâteau au moins 3 heures. Vous pouvez servir ce joli bébé avec un peu plus de crème fouettée et des cacahuètes toastées, si vous le voulez. Considérez que si ce n’est pas un gâteau de régime, c’est un vrai gâteau d’amour.

* * *

Sometimes, you just have to start all over again.

It’s been a cruel summer for me ; i’ve lost my job, the little confidence i had left, a few so-called friends, the will to fight back &, what’s more important, my dad, a week ago, drifted away by cancer. After this, one could give up on everything.

But death of a loved one and difficulties actually get you closer to the core : i’m lucky enough to have a marvelous boyfriend, a great mum, a lovely cat, some skills, some dreams and strength. 

And also, i’ve read Jennie's story. Jennie is an american food blogger, devoted mum of two girls and was happily married for 16 years to Mickey. Mickey died at the beginning of the month of a heart attack and Jennie didn't have time to say goodbye, nor to cook him his favorite dessert, the peanut butter cream pie. As Jennie must have felt suddenly completely alone, she shared her story on her blog and then, a sort of miracle happened. Everyone did her peanut butter cream pie recipe and everyone shared it with loved ones, in memory of Mickey. Try this : type “peanut butter cream pie for Mickey” on Google and you’ll see… 

Of course, this story really moved me. I don’t know what my father’s favorite dessert was, but I considered Jennie’s cake will be just perfect to celebrate his memory, as well as Mickey’s. It’s definitively the fattest cake I’ve ever done, a real american cake full of butter, cream, sugar & all, but I think it’s totally appropriate because this story is nothing but sweetness & generosity, just like cooking. 

peanut butter cream pie for Mickey (and Dadddy)

PEANUT BUTTER CREAM PIE FOR MICKEY (AND DADDY)    

slightly adapted from Jennifer Perillo

Makes 10-12 servings.

  • 12 ounces chocolate cookies
  • 6 tablespoons butter, melted
  • 6 ounces dark chocolate, chopped finely
  • 1/2 cup roasted peanuts
  • 1 cup heavy cream
  • 8 ounces cream cheese
  • 1 cup creamy peanut butter
  • 1 cup powdered sugar
  • 1 14-ounce can sweetened condensed milk
  • 1 teaspoon vanilla extract
  • 1 teaspoon freshly squeezed lemon juice

you’ll need : a food processor, a mixer, a double broiler, a springform pan.

In a food processor, pulse cookies until crumbled with no large chunks. Pulse in melted butter. Press the crust into the bottom and up the sides of a 9″ springform pan. Melt chocolate in a double boiler. Spread 2/3 of the chocolate on the bottom of the cookie crust using a pastry brush. Sprinkle the peanuts over the melted chocolate. Keep the other in the double boiler over the hot water to remain melted.

Beat cream until stiff and fluffy. Set aside. Using a stand mixer or hand mixer, cream the cream cheese until fluffy. Beat in the peanut butter, and then slowly add in powdered sugar until incorporated. Mix in sweetened condensed milk, vanilla and lemon juice. Fold in 1/3 of the whipped cream and then mix in the remaining. Pour the peanut butter filling into the prepared crust. Drizzle the remaining melted chocolate onto the top of the peanut butter filling. Swirl with a knife

Refrigerate the pie for at least 3 hours. Serve this lovely baby with extra whipped cream and roasted peanuts, if desired.
 Ok, it’s not a diet cake but it’s a true love one.